Notre newsletter hebdomadaire du lundi 12 au dimanche 18 octobre 2020

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A la Une : l’opposition ivoirienne appelle les Ivoiriens à empêcher toute activité liée au scrutin présidentiel, le dossier Thomas Sankara devant un tribunal militaire au Burkina Faso, le Kényan Daniel Wanjiru suspendu pour dopage, le commandant du camp militaire de Kindia tué par des hommes armés en Guinée, une décroissance estimée à 3% en Afrique subsaharienne, le gouvernement sud soudanais et le NAS signent un cessez le feu.

1. En Côte d’Ivoire, les deux dirigeants de l’opposition, Pascal Affi N’Guessan et Henri Konan Bédié, ont appelé ce jeudi les Ivoiriens à empêcher toute activité liée au scrutin présidentiel; Alors que le coup d’envoi de la campagne vient officiellement d’être donné, Pascal Affi N’Guessan estime le processus illégal : “Nous avons décidé de porter solennellement à la connaissance de tous nos électeurs, de tous nos militants et du peuple du Côte d’Ivoire, à la connaissance de l’opinion nationale et internationale, que le processus électoral en cours ne nous concerne nullement, que nous ne sommes pas du tout concernés par celui-ci. Ce processus électoral est illégal, parce qu’il ne répond nullement à aucun critère international. Nos militants, ainsi que les électeurs ivoiriens, doivent s’abstenir d’y participer. ”

2. Au Burkina Faso, le dossier sur l’assassinat de Thomas Sankara est renvoyé devant un tribunal militaire. Les avocats de la famille de l’ancien chef d’État espèrent la tenue prochaine du procès quelque 33 ans après sa mort. Connu comme le Père de la révolution burkinabé, Thomas Sankara était arrivé au pouvoir par un coup d’État en 1983. Le 15 octobre 1987, il fut tué par un commando lors d’un putsch mené par Blaise Compaoré. La mort du Che Africain était devenu un sujet tabou pendant les 27 ans de règne de son ancien compagnon d’armes, exilé en Côte d’Ivoire depuis l’insurrection de 2014. Un mandat d’arrêt a été émis contre l’ancien président le 7 mars 2016 après la relance de l’affaire judiciaire sous la transition démocratique. Le général Diendéré et 23 autres personnes sont également poursuivis pour “attentat à la sûreté de l’État, assassinat, faux en écritures et recel de cadavres”.

3. La sanction est tombée pour le Kényan Daniel Wanjiru. Le vainqueur du marathon de Londres 2017 écope d’une suspension de quatre ans pour des irrégularités dans son passeport biologique. Annoncée par l’Unité d’Intégrité de l’Athlétisme, celle-ci prend effet rétroactivement à compter du 9 décembre 2019. Le coureur de 28 ans était suspendu provisoirement depuis le 14 avril pour avoir eu recours à une substance interdite en violation des règles antidopage. Daniel Wanjiru avait devancé de quelques secondes l’Ethiopien Kenenisa Bekele lors du marathon de Londres 2017. Il avait également pris la 8e place des Mondiaux la même année, avant de terminer 5e du marathon de New York en 2018.

4. À 48 heures de la présidentielle, la tension était montée en Guinée Conakry. C’est le moins qu’on puisse dire avec l’assassinat dans la nuit du jeudi 15 au vendredi 16 octobre d’un haut officier de l’armée. Il s’agit du Colonel Mamady Condé. Des hommes armés ont ouvert le feu sur le commandant du camp de Samoreyah, à Kindia, vers la sortie de Conakry. À travers un communiqué diffusé vendredi, le ministre guinéen de la Défense a confirmé la mort du Colonel Condé et assure que les forces de défense ont réagi pour sécuriser le camp et ses environs. « La situation est sous contrôle », ajoute l’officiel guinéen selon lequel « des enquêtes sont ouvertes ».

5. Le Fond Monétaire International prévoit une baisse de 4,4% de la croissance en 2020, alors que l’économie mondiale lutte pour se remettre de la récession induite par la pandémie et connaît son pire effondrement depuis près d’un siècle. Dans ce contexte, les pays émergents et en voie de développement s’en tirent un peu mieux que les pays avancés. C’est le cas des nations de l’Afrique subsaharienne impactés à hauteur de 3% cette année avec un retour à la croissance estimé à plus de 3% pour 2021. “Nous avons assisté à une reprise au troisième trimestre qui a été très forte, mais qui a été partielle. __Elle a été très forte parce que le taux de croissance a été élevé, étant donné que nous sortions d’un trou très profond. Mais elle est partielle, parce que, bien sûr, l’activité n’a pas pu retrouver les niveaux qu’elle avait avant la pandémie“, explique Gian Maria Milesi-Ferretti , directeur adjoint du département de la recherche au FMI.

Bonne lecture.

 

 

 

 

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