Libye : Le pays reprend ses extractions de pétrole à El Sharara

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La National Oil Corporation libyenne extrait à nouveau du pétrole.

Les opérations sur le champ El Sharara – le plus grand gisement du pays, avaient cessé il y a près de neuf mois

Lorsque les forces libyennes de l’est, fidèles à Khalifa Haftar, avaient saisi d’importants champs pétrolifères et des terminaux d’exportation.

Les analystes qualifient le redémarrage de la production d’El Sharara de véritable coup de pouce majeur pour le secteur pétrolier libyen.

Le champ produit environ un tiers de la production de pétrole brut de la Libye, alors que les estimations officielles disent que ses réserves s’élèvent à près de trois milliards de barils de pétrole, et il est donc considéré comme l’un des plus grands champs pétrolifères du pays, à côté du champ El Feel.

Selon Abdul Rahim Al-Tarhouni, un économiste expert dans le secteur pétrolier libyen,, la raffinerie de Zawiya, située dans le nord-ouest du pays, dépend principalement du pétrole extrait des champs pétrolifères d’El Sharara et d’El Feel :

“La raffinerie de la Zawiya dépend principalement de son approvisionnement en pétrole brut des champs d’El Sharara et d’El Feel. La continuité de l’exploitation de la raffinerie de la Zawiya contribuera à éliminer les goulots d’étranglement liés à la pénurie de carburant, qu’il s’agisse d’essence ou de diesel”.

La prise de contrôle du champ d’El Sharara, qui produisait près de trois cent mille barils par jour avant le blocus, a provoqué une pénurie de carburant à l’échelle nationale.

La raffinerie de Zawiya aurait un rôle majeur à jouer pour résoudre les problèmes de pénurie de diesel qui sévissent dans le pays depuis des mois.

A la suite des discussions soutenues par l’ONU en Egypte en septembre, Haftar a accepté de déplacer ses forces des installations de production pétrolière. La production de la Libye avait atteint un pic de 1,2 million de barils par jour avant les perturbations de janvier.

En août dernier, la National Oil Corporation en Libye a estimé les pertes totales, dues à la suspension de l’exploitation des installations pétrolières, à environ 8,2 milliards de dollars américains.

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